Amérique
page Wikipedia consacrée à Théodore pavie
Sujet paru dans BDM 5 - Janvier 2011
L'auteur : W. Mauxion
William Mauxion est né au carrefour Roujou, à Lué en Baugeois. Dans son enfance il fait du foot puis il passe au journalisme; il aime créer des journaux, des magazines et des revues. Il est l'initiateur du projet Bouts du monde, carnets de voyageur.
Les voyages
de Théodore
par W. Mauxion
Entre 1829 et 1841, Théodore Pavie, fils d'un imprimeur angevin, entreprend plusieurs voyages au long cours. Agé de 18 ans, il s'embarque pour les états-Unis et le Canada, avant de découvrir l'Amérique du Sud, puis l'égypte et l'Inde quelques années plus tard. En 2007, quatre de ses carnets de voyage ont été retrouvés dans les fonds encore inexplorés de la bibliothèque municipale d'Angers.

Extrait :
(...) Théodore fait la connaissance de Victor Hugo à Paris, de Walter Scott à Londres. Il rencontre aussi Fenimore Cooper, qui vient de publier Le Dernier de Mohicans. Le Voyage en Amérique de Chateaubriand finit de cultiver son goût pour les grands espaces, entretenus par. le papier-peint de sa chambre qui représente des paysages américains comme le révèle une correspondance épistolaire entre les deux frères exhumée par une universitaire du Texas.
En 1829, Théodore demande à son père l'autorisation d'aller en Louisiane où des cousins ont ouvert une imprimerie. « C'est un prétexte. Il part faire un pèlerinage littéraire sur les traces de Cooper et Chateaubriand », raconte Marc-édouard Gautier. Théodore Pavie quitte Le Havre en mai. Le c½ur gros comme la mer : « Il y avait dans ces premiers pas sur l'Océan comme la vibration d'une corde qui se rompt, écrit Théodore Pavie dans Souvenirs atlantiques, édité dans l'imprimerie familiale à son retour.
(.) Des larmes se mêlaient à mes pensées. Et mon père me disais-je, comme il tremblera quand l'ouragan fera courber la cime des peupliers (.) et que la pluie battante ébranlera ses vitres la nuit ! Quel vide à ses côtés ! Son jeune fils ne l'accompagnera plus dans ses promenades du soir ! Chacun de nous se disperse ; serons-nous tous là à l'heure du retour ? ». Mais son âme est exaltée : « L'Amérique ! Lorsque j'eus une pensée, c'est là qu'elle se tourna, parce que tout enfant aime ce qui est lointain, et dont il entend parler sans y rien comprendre ; parce que ce mot lui apparaît encore avec ses primitives idées de nature sauvage, de costumes, de m½urs insolites (.). Puis la mer me plaisait par-dessus tout : un homme qui avait navigué, un marin à la petite veste, au chapeau ciré, me faisait une impression extraordinaire ; tout ce qui me rappelait l'Océan me faisait rêver ».
Ci-dessous : Les pages parues dans BDM 5
Conception et réalisation : Laurent Barbin pour bouts du monde - Tous droits réservés