Bouts du monde, carnets de voyageurs

Revue trimestrielle de carnets de voyage

En-tête du site Bouts du monde

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Venez nous rencontrer

Tout au long de cette année, Bouts du monde se déplacera à la rencontre de ses lecteurs, des voyageurs et de tous ceux qui ne nous connaissent pas encore.


Une association

Bouts du monde est édité par l'association Bouts du monde, loi 1901


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Une histoire

Un soir d'automne 2006, je fais la rencontre d'un grand escogriffe qui rentre d'un voyage. Nous marchons de concert vers un bar du centre ville d'Angers. Il me parle du Zanskar que je situe immédiatement à quelques encablures de Bornéo ou peut-être à mi-chemin de Zanzibar et des côtes somaliennes, à moins qu'il ne s'agisse d'une région d'Europe centrale. Je n'aime pas beaucoup voyager dans la réalité, mais rien qu'avec ce nom là, "Zanskar", je viens de parcourir un paquet de kilomètres. Sans le savoir, nous venions de donner un premier point d'équilibre à notre future collaboration.

Quelque temps plus tard, il me parlera de sa passion du journalisme et de son envie de la marier avec celle du voyage. Il a une vague idée : faire une revue avec tout le matériel iconographique et textuel généré par les voyageurs dans son genre. Pas les professionnels de la profession, pas les grands reporters, pas les faiseurs de spectaculaire, pas les "vus-du-ciel", non, les voyageurs qui regardent le monde depuis la hauteur de leurs yeux. Pas ceux qui ont la prétention de faire une leçon d'esthétique paysagère ou de morale tiers-mondiste, de culpabilité écolo-occidentale, non, ceux qui, à la première personne, donnent leur version du monde, aussi ténue soit-elle.

Un éditeur de nos relations financera une première mouture du magazine que l'on baptise Bouts du monde, un peu à cause du sens, un peu à cause du quartier dans lequel nous travaillons à Angers : la Promenade du bout du monde. Tout se passera très vite, à peine trois mois pour faire le premier numéro. Nous n'étudierons rien : pas de plan de bataille, pas de cible, pas de stratégie... On ne peut pas, nous n'avons pas le temps. Il faut que William collecte les photos, textes et dessins; nous devons faire une sélection, des choix. Il faut que j'apprenne à me servir du logiciel de mise en page (les premiers numéros portent les stigmates de cet apprentissage, pardon.). La question de la maquette se pose en termes simples : nous devons fabriquer un creuset dans lequel vont se fondre tous les travaux des voyageurs, des travaux non-formatés dont on doit respecter la singularité tout en les mariant les uns aux autres. Notre parti pris sera simple : nous ferons le pari d'effacer les signes les plus visibles de la mise en page, pas de typos tape-à-l'½il, pas de signes graphiques polluants, on ne fera pas un magazine à la gloire du graphiste de Bouts du monde (bibi) mais nous nous concentrerons sur le rythme et l'équilibre de la page, du sujet, de la revue.

Il paraîtra 3 numéros de cette première formule que nous vendrons en moyenne 2500 exemplaires. Ce n'est pas rien, mais ce n'est pas assez pour l'éditeur qui décide de ne pas poursuivre l'aventure. C'est fâcheux. C'est d'autant plus fâcheux que les propositions de sujets affluent, que les lecteurs se manifestent et attendent avec impatience la suite des événements. Nous allons prendre le temps de réfléchir, de nous poser les questions que nous n'avons pas eu le temps de nous poser à l'origine du projet et repenser le principal écueil de cette entreprise : la distribution. Nous n'avons pas les épaules assez larges pour nous faire distribuer en kiosque avec la presse traditionnelle. II y a 36 000 kiosques en France, jamais nous n'aurons les moyens de nous rendre visible dans chacun d'eux et il n'existe pas de possibilité de sélectionner les points de vente les plus adaptés à Bouts du monde.

A partir de ce constat, il ne nous a pas fallu longtemps pour nous apercevoir que nous n'étions pas seuls confrontés à ce problème. D'autres avant nous ont cherché une alternative à la distribution par les messageries de presse et l'ont trouvé : Les librairies ! Bouts du monde y avait sa place, moyennant quelques petits aménagements de format et de pagination.

Après quelques mois de travail, un appel à souscription auquel ont répondu 276 amoureux de Bouts du monde, la rencontre de mécènes aussi généreux que passionnés, Bouts du monde a retrouvé le chemin de l'imprimerie.

L.B. 15septembre 2010


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