C'est ce qui arrive quand on boit un verre dans un café avec la bande de Boudum. On se retrouve en deux-deux dans le bloc-notes. Ou alors il faut faire attention à ce que l'on raconte. Page 6
TO PISS OR NOT NOT to PISS ? On vous avait assuré : «Non, à Bouts du monde, on ne fait pas de rubrique pratique». C'est à peine vrai. Voilà deux ou trois conseils de la part de Gilles Gamot, qui après avoir tant rechigné à chier en Chine, se demande s'il est bien raisonnable de pisser en altitude. Page 10
LE CAMTAR DE VIOLETTE. On aurait bien aimé être pris en stop par Violette Gentilleau et sa copine parties sillonner les routes d'Europe et du Moyen Orient à bord de Tornado Superbueno, un sacré camion. Page 12
HISTOIRE DE LOCOS. Estelle Cantala nous assure qu'il se passe des choses pas très orthodoxes sur les lignes de chemin de fer de l'Europe de l'Est. De la contrebande de saucisses ? Des concerts d'Emir Kusturica ? Pire que ça ! Un trafic de locomotives, cautionné par les technocrates de l'Union européenne. Page 18
LE DECOR ABSOLU. C'était comme un rendez-vous amoureux. L'hôtel du Belvédère à Cerbère, dans les Pyrénées-Orientales. Un vaisseau de béton échoué entre la mer et les voies ferrées. D'ailleurs, Maria Moutot, repéreuse pour le cinéma, est restée dormir. Page 22
YEMEN ARABIA FELIX. Il dessine les détails de l'architecture, elle peint l'expression des visages. Leur carnet à dessins sous le bras, Philippe Bichon et Stéphanie Ledoux ne sont pas passés inaperçus dans les rues des formidables cités yéménites. Page 36
L'ODEUR LEGERE DE L'OR NOIR. Pascaline Aumond a respiré de grandes bouffées de gaz et d'essence, à Astrakhan en Kalmoukie, une région qui en connaît un rayon en paysages glauques et rues sordides. Mais quand on photographie ces endroits-là où la plupart ne voudraient s'arrêter pour rien au monde, on vous promet, c'est beau. Page 50
HISSEZ HAUT CAP-HORNIERS. On s'imagine sans peine, un jour de tempête, boire un rhum dans une taverne sombre de Saint-Malo avec Marcel Ménard, un marin qui ne plaisante pas avec les histoires de Cap-Horn. Page 60
LES PORTS ASSASSINENT LES REVES DES MARINS. A force de traîner sur les quais des ports pour peindre la Jeanne, le Belem ou un anonyme vraquier, Vivi Navarro a des envies de mer à en crever. Et quand elle n'appareille pas, elle se console en regardant la silhouette des ports, dessinée par le ballet des grues qui promènent les marchandises du monde. Page 66
C'EST LA MER QUI PREND L'HOMME. Pierre Vauconsant sait pourquoi les marins prennent le large, eux qui ont toujours une mauvaise raison pour balancer leur bardage dans le gaillard d'avant d'un navire qui fait les yeux doux à Valparaiso. Page 76
PRIONS SOUS LA NEIGE. Thérèse Bodet a sans doute eu un peu froid au monastère de Labrang, dans la province tibétaine de l'Amdo. Mais elle a fait exprès d'y débarquer en plein hiver, à l'heure où les moines déplient l'immense thangka, pendant la célébration du nouvel an tibétain. Page 78
PARTIE DE BUZKACHI A DUSHAMBE. Kares Le Roy a parcouru 56 000 kilomètres à travers l'Asie. Inspiré par les photos de Gilles et Sabrina Michaud 40 ans plus tôt en Afghanistan, il a posé son sac à dos au milieu d'une partie de buzkachi au pied des montagnes du Pamir au Tadjikistan. Comme dans un rêve, il se retrouvait enfin parmi Les Cavaliers de Kessel. Page 88
COUSU DE FIL BLANC. Anna Mermet a dessiné l'arrière-boutique du Mali dans les ateliers de couture de Bamako, où se tissent les histoires, où se nouent les rencontres. Elle a écrit quelques mots à la machine à écrire, entre des fils blancs qui dépassent, se demandant parfois si ceux dont elle parle pourraient lire ces lignes-là. Page 100
LA TERRE DONT ON NE GUERIT PAS. A force de lire des livres sur la civilisation éthiopienne, Laurent Van Parys se demandait si le pays vers lequel il s'envolait existait encore. Guide touristique en reconnaissance, il ignorait tout de l'éthiopie. On l'avait simplement prévenu qu'il n'en reviendrait pas indemne. Page 108
LE MONDE A L'USAGE. Nous avions quitté Luc Peillon alors qu'il avait traversé le Pacifique à bord d'un énorme cargo. Après avoir débarqué à Los Angeles, il rejoint le Mexique et son ami Boris Naudin. Ensemble, à bord d'une vieille Datsun achetée 5 000 pesos, ils entreprennent de traverser l'Amérique centrale, et de pousser, qui sait, jusqu'à la Terre de Feu. En chemin, ils découvrent un continent usé. Page 116
GALAPAGOS LAND ART. Rémi Kerfridin a fait une bêtise. Il a balancé sa canette de bière dans le fond d'un cratère. On ne sait pas si son camarade de voyage, qui a des principes, lui a pardonné depuis cette abominable forfaiture. C'est qu'il ne faut pas faire n'importe quoi quand on pose le pied sur l'île Isabela, dans l'archipel des Galapagos. Page 132
LA MAISON ET LE MONDE. Jean-Jacques Rassineux, mort en 1993, a travaillé toute sa vie durant dans l'usine de chaussures de son village, à Saint-Germain-sur-Moine. L'été venu, ce vieux gars enfourchait sa mobylette et s'en allait en Bavière ou à Pompéi. En 1977, avec son accent sans consonnes, il s'est même envolé pour Pékin, intronisé ambassadeur des Amitiés franco-chinoises. Pas de quoi impressionner ce villageois qui avait déjà rempli les pages de quelques passeports. Page 138
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